Publié le 13 Mars 2012

La journée s'annonçait sous les auspices de la plus pure ronchonitude...

 

Un réveil difficile avec la tête de travers après une nuit à ressasser les problèmes des travaux dans la maison ( une douche très belle mais inutilisable depuis 1 mois en raison d'une fuite récalcitrante, un lavabo ayant décidé d'attraper le même virus que celui de la douche, des m² de parquet à traiter tout en vivant à 5 dans la maison, un artisan qui ne vient jamais quand il le dit...)

 

Des épaules ayant décidé de se la jouer sensibles sous prétexte que je tirais les bois en même temps que je taillais, bientôt rejointes dans leur mutinerie par les doigts de la main droite crispés sur le sécateur...

 

France Culture qui passait encore un épisode de "l'imaginaire historique des candidats à l'élection présidentielle", beau déballage d'élitisme, de confusions, de raccourcis, de démagogie et de volonté lâche de plaire au plus grand nombre de la part de ces hommes politiques déprimants...

 

Le vent vicieux qui se glissait sous l'élastique de ma doudoune et couvrait mon dos non consentant de caresses froides...

 

La batterie de la pauvre vieille Toyota qui manquait de rendre son dernier soupir, m'obligeant à la malmener pour obtenir au bout de moults raclouillis de gorge un redémarrage peu convaincu...

 

Même Shaka Ponk dans le casque de mon mp3 n'arrivait plus à me communiquer sa pêche hors du commun. Je pensais à Fukushima, au taux de produits chimiques présents dans le sang de mon voisin père de trois enfants et qui ne se protège pas correctement quand il traite, au pauvre lapin fermier qui attendait dans mon frigo depuis trop longtemps et qui devait se désespérer de sa moutarde et de ses pruneaux, j'avais pas la frite, pas la gnak, pas le goût ni l'envie, bref j'étais en train de me "loquifier"...


Heureusement, dans ces cas de coupable mauvais état d'esprit, les enfants sont souvent là pour nous donner de salvateurs coups de pied aux fesses et nous faire retrouver notre envie de monter aux barricades : arrivée le soir à la maison, j'y trouvai une rafraichissante manifestation de bouchons indignés réclamant du vin bio à grands cris, fruit de l'imagination et de la créativité de ma petite de 10 ans.


Bon, si les enfants comprennent, y'a peut-être bien de l'espoir ! 

 

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Et Léa de rajouter : "5 selon la police, 50 selon les organisateurs..."

 

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Rédigé par Valérie G.

Publié dans #Au chai

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