Une bouffée d’air parisien…

Publié le 28 Juin 2010

Ah, ce que j’aime Paris quand je ne la pratique pas trop souvent, cette belle capitale ! Elle me dépayse, elle m’électrise, me donne des bouffées d’adrénaline !

 

 A peine on se rapproche de la Francilienne qu’un frisson nous parcoure l’échine. La fébrilité nous prend, et l’on se retrouve, petite fourmi industrieuse dans la grande fourmilière, rapide, dure à la tâche, ne comptant pas son temps dans les embouteillages, croisant ses semblables à grande vitesse…

 

J’aime le métro, je l’avoue, depuis que je ne le prends plus tous les jours… sa chaleur humaine, ses odeurs organiques, sa foule bigarrée me ravit et j’y ai le sourire aux lèvres. Du coup, les regards que j’y  croise s’éclairent tout d’abord de surprise, puis de curiosité, parfois de gêne mais souvent d’amusement. Les tableaux d’y succèdent : un japonais, le nez dans un plan, portant knickerbockers et chaussures italiennes, une grosse dame en rouge qui se fait surprendre par le démarrage de la rame et tombe lourdement sur les genoux du monsieur assis derrière elle, une très jolie fille avec un énorme casque sur les oreilles, une superbe moustache à la D’Artagnan au-dessus d’un sourire plein de dents, une petite fille noire dans une robe rose, une aveugle qui chante du Piaf en faisant de grands moulinets avec sa canne, un boubou jaune avec de gros citrons verts, un monsieur au téléphone qui répète sans cesse « - Je ne vous entends pas bien ! »…

 

Et les rues qui ne désemplissent pas de voitures, de bus et de piétons, même lorsque je rentre de mes dégustations à 1h00 du matin… Le bruit, partout, de la ville et de ses habitants, qui nous rappelle à chaque instant qu’on est bien vivants même si on n’entend pas sa propre respiration au milieu de ce concert.

 

Et puis de belles rencontres, des gens curieux, avides de comprendre notre travail, ravis de goûter, d’autant que les buffets préparés par les amis sont somptueux… charcuteries artisanales, plateaux de fromages gargantuesques avec, notamment, des chèvres impeccables, tartes salées, tartes aux framboises, gâteaux au chocolat. Je parle beaucoup, emportée par mes explications passionnées (je ne sais si elles sont passionnantes mais en tous cas, j’ai un auditoire…) je mange peu mais je grappille tout de même quelques belles réussites comme le bavarois choco-framboise d’Antoine qui est « à tomber par terre » accompagné d’un verre de notre rouge 2008…

 

D’autres jolies rencontres avec des cavistes et restaurateurs  dont certains apprécient « enfin un vin de Bordeaux qui ne sent pas le Bordeaux ». Et oui, il semble bien qu’au sein de notre capitale sévisse actuellement une véritable mode « anti-Bordeaux ». Ecœurement dû à la politique de prix de certains, accueil déplorable dans certains grands châteaux voire pas d’accueil du tout quand certains vins ne se trouvent que via le négoce ?... Dommage en tous cas d’en faire une généralisation car il y a aussi dans notre région des vignerons qui travaillent très bien et qui sont sympas ! J’en connais plein !

 

En tous cas, le bilan de cette virée est très plaisant pour ma petite personne qui a reçu beaucoup de compliments, qui a passé d’excellents moments très conviviaux et qui est redescendue à Bordeaux avec le coffre joyeusement vide !!! Un grand merci à tous les amis qui se sont investis pour la réussite de cette mission…  On remettra cela cet hiver, promis !

 

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Rédigé par Valérie

Publié dans #En bouteille

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